Dans le n° 118-juillet 2020  - Qualité de vie au travail  11181

« Chaque évolution du projet architectural a eu une incidence positive sur le travail des personnels »

Avant d'engager des travaux de rénovation, l'Ehpad Pierre-Goenvic a mené une vaste concertation afin d'optimiser la qualité de vie des résidents et les conditions de travail des personnels, « deux éléments indissociables » pour la directrice Nathalie Jehanno.


L'élaboration du projet architectural de l'Ehpad Pierre-Goenvic, situé à Plonéour-Lanvern dans le Finistère, a donné lieu à un long temps d'échanges et de réflexion, engagé dès l'étude de faisabilité. Deux groupes d'étude ont notamment été constitués : le premier portant sur la qualité de vie au travail (QVT) s'est appuyé sur les résultats d'un questionnaire qui a permis de définir les sujets à traiter et le second, dédié à la rénovation du bâtiment, a eu pour mission d'identifier les moyens d'optimiser la qualité de vie des résidents et celle des conditions de travail. « Les deux sujets sont indissociables. Plus les résidents sont heureux, meilleures sont les conditions de travail. Et nous ne pouvons pas aborder la qualité de vie au travail sans évoquer le public reçu au sein de nos structures », témoigne Nathalie Jehanno, directrice de l'Ehpad. Les résidents ont donc aussi été associés très étroitement au projet. « Ils sont régulièrement conviés à des réunions qui donnent lieu à des échanges très riches et notre conseil de la vie sociale est très actif », poursuit la directrice.

Recomposition des unités

Après cette phase préparatoire qui a duré un peu plus d'une année, de nombreuses évolutions ont pu être intégrées au projet architectural concernant notamment la recomposition des unités de vie. « Aujourd'hui, l'Ehpad comprend deux bâtiments : le premier accueille 96 résidents en hébergement permanent et le second, 16 résidents en hébergement temporaire. Tous seront désormais réunis dans le bâtiment principal, ce qui améliorera la QVT grâce à une meilleure régulation des flux, qu'il s'agisse de la livraison des repas ou de la logistique du linge. Par ailleurs, une aide-soignante était seule la nuit dans le bâtiment de 16 lits. Dans notre nouvelle configuration, elle ne travaillera plus de manière isolée. Chaque évolution du projet architectural a eu une incidence positive sur le travail des personnels », précise Nathalie Jehanno. Le bâtiment principal sera donc agrandi pour atteindre une capacité de 112 lits. Et toutes les unités ont été repensées : l'hébergement temporaire (16 lits) et l'unité de vie protégée (12 lits) seront installées au rez-de-chaussée tandis que les deux unités d'hébergement permanent de 42 lits chacune occuperont chacune un étage. Cuisine centrale, espaces d'animation et lieux de vie seront également installés au rez-de-chaussée, tout comme le pôle des professionnels. « Plusieurs bureaux étaient auparavant répartis dans les étages. Mais ce poste central va faciliter les échanges, y compris avec les familles, complète la Directrice. La tendance a été inverse pour les repas. Une salle à manger sera ainsi installée dans chaque unité de vie alors qu'il n'existe qu'un seul grand espace à ce jour au rez-de-chaussée. Ce choix facilitera les déplacements des résidents les plus dépendants et évitera ce que j'appelle 'la course à l'ascenseur' ». Après le permis de construire obtenu en juin 2018 et le lancement de consultations auprès de trois entreprises différentes afin de respecter le budget garantissant le maintien du prix de journée, le chantier a démarré en septembre 2019. Il devrait s'achever en 2023.

10/03/2025  - Prévention

Un kit EIGS pour les établissements et services médico-sociaux

Le kit de la Staraqs comprend les outils pratiques et la méthodologie nécessaires pour détecter, signaler et analyser de manière efficace et pro active les événements indésirables graves associés aux soins.
20/01/2025  - Métier

Réconcilier vocation et reconnaissance pour un avenir durable

Face à une crise de fidélisation, le secteur médico-social doit redéfinir ses priorités. La vocation et l'engagement suffisent-ils encore ? Entre salaires compétitifs, meilleures conditions de travail et reconnaissance, un nouvel équilibre est à inventer pour attirer et retenir les talents.
02/12/2024  - Initiatives

Tous en cuisine

Pour sensibiliser les chefs des établissements, rien de tel que de les inviter dans des cuisines étoilées. C'est ainsi que les groupes multiplient les initiatives (concours de chefs ou partages d'expériences) pour valoriser les savoir-faire des établissements. Revue de détails.
02/12/2024  - Initiatives

Apprendre à bien manger

Concours de cuisine ou mobilisations inter établissements, de nombreuses initiatives se développent autour de l'alimentation et de la lutte contre la dénutrition.
02/12/2024  - Former et informer

Un environnement calme, des professionnels formés

Si la personnalisation est un des enjeux du bien-manger en Ehpad, encore faut-il identifier les indices de perturbation du repas.
02/12/2024  - DOSSIER Restauration

La lutte contre la dénutrition : un enjeu de santé publique

La 5e semaine nationale de lutte contre la dénutrition[1] vient de s'achever. Pourtant, la vigilance reste de mise pour prévenir cette maladie silencieuse qui affecte plus de deux millions de personnes en France.
25/11/2024  - Concours des chefs Domusvi

DomusVi récompense ses chefs

Une finale placée sous le signe de l'excellence culinaire sous l'oeil attentif du Chef Hugo Riboulet, Président de cette édition, et gagnant de la saison 14 de Top Chef.
08/11/2024  - Du 12 au 19 novembre

5e édition de la Semaine nationale de lutte contre la dénutrition

La dénutrition est une maladie insidieuse qui touche plus de 2 millions de personnes en France, de l'enfant en situation de handicap, à la personne âgée en perte d'autonomie. RDV pour une semaine de sensibilisation du 12 au 19 novembre 2024.
01/11/2024  - Plainte

Différencier le temps passé au lit et le temps de sommeil

« Je dors mal », « j'ai des insomnies », 40 % des personnes âgées de plus de 75 ans se plaignent de leur sommeil. Pour la spécialiste Sylvie Royant-Parola, quand ce n'est pas pathologique, il faut regarder du côté des habitudes de vie.