04/12/2019  -  Gestion des risques  10771

Grippe saisonnière : le ministère de la Santé insiste sur le « caractère essentiel » de la vaccination des professionnels en EHPAD

Le ministère des Solidarités et de la Santé réactualise son instruction du 8 janvier 2016 relative aux mesures de prévention et de contrôle de la grippe saisonnière.

Cet article est réservé aux abonnés.

Pour profiter pleinement de l'ensemble de ses articles, Géroscopie vous propose de découvrir ses offres d'abonnement.

Publiée au Bulletin officiel « Santé-protection sociale-solidarité » du 15 novembre, l'instruction s'accompagne d'un guide pratique intitulé « Prévention et prophylaxie de la grippe saisonnière qui regroupent 9 fiches pratiques dont deux nouvelles : l'une sur les tests rapides d'orientation diagnostique (Trod) de la grippe (n°5) et l'autre sur la conduite à tenir en Ehpad (n°9). L'administration publie également une note d'information dans laquelle elle insiste sur « le caractère essentiel de cette vaccination pour les professionnels de santé des établissements de santé et des établissements médico-sociaux. »

Dans l'instruction, les deux administrations centrales - DGCS et DGOS - rappelle que « dans ce contexte » et «dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2019, une expérimentation a été lancée cet automne dans deux régions (Ile-de-France et Normandie) afin de mettre en place des actions destinées à accroître le niveau de couverture vaccinale des professionnels dans les établissements de santé et les EHPAD de ces régions.

Un rôle accru pour le médecin coordonnateur

Dans le cadre de cette campagne de vaccination grippale 2019-2020, le rôle du médecin coordonnateur en EHPAD s'est enrichi. Le décret du 5 juillet 2019 portant réforme du métier de médecin coordonnateur en EHPAD a notamment précisé le rôle du médecin coordonnateur dans le cadre du suivi des épidémies de grippe saisonnière.

« Parmi ses missions 21, le médecin coordonnateur identifie notamment les acteurs de santé du territoire afin de fluidifier le parcours de santé des résidents ainsi que les risques éventuels pour la santé publique dans les établissements et veille à la mise en oeuvre de toutes mesures utiles à la prévention, la surveillance et la prise en charge de ces risques. De plus, il réalise des prescriptions médicales pour les résidents de l'établissement au sein duquel il exerce ses fonctions de coordonnateur en cas de situation d'urgence ou de risques vitaux ainsi que lors de la survenue de risques exceptionnels ou collectifs nécessitant une organisation adaptée des soins, incluant la prescription de vaccins et d'antiviraux dans le cadre du suivi des épidémies de grippe saisonnière en établissement », rappelle l'instruction.

Une couverture vaccinale des professionnels de 32%

En octobre dernier, Santé France Publique a publié les résultats de son enquête sur la couverture vaccinale antigrippale chez les professionnels de santé. D'après les éléments recueillis auprès de 1182 EHPAD tirés au sort, la couverture vaccinale des professionnels dans les établissements pour personnes âgées est estimée à 32% et varie selon la profession : médecin : 75%, infirmier(e) : 43%, aide-soignant(e) : 27% et autres paramédicaux : 34%

En comparaison aux données historiques (2009), la couverture vaccinale montre une hausse pour les médecins mais une relative stabilité pour les infirmièr(e)s et une baisse pour les aides soignant(e)s .

« Dans les établissements où il n'y a eu ni mise à disposition gratuite du vaccin, ni information sur les vaccins, ni nomination de référent nommé, la couverture vaccinale antigrippale des professionnels est inférieure à 15%. En revanche, dans les établissements où ces différentes mesures ont été associées la couverture vaccinale dépasse 50% », note l'étude.

Et d'en conclure : « Au regard de la couverture vaccinale antigrippale nationale des professionnels de santé de 32%, l'association de ces différentes mesures au sein des EHPAD pourrait permettre d'augmenter la couverture antigrippale nationale des professionnels des EHPAD de plus de 15%. »

24/02/2026  - Expérimentation

Pharmaciens non titulaires de DES en Ehpad : les syndicats « vigilants et dubitatifs »

Les pharmaciens hospitaliers et les étudiants s'interrogent sur le pourquoi d'une expérimentation dérogatoire en pharmacie à usage intérieur d'Ehpad.
24/02/2026  - Conférence salariale

Privé non lucratif : zéro euro pour les salaires

La conférence salariale du 18 février a de nouveau fait un flop. La confédération d'employeurs Axess dénonce un sous financement devenu chronique.
24/02/2026  - LF 2026

Loi de finances : deux mesures RH pour la fonction publique

Il s'agit de la pérennisation de la rupture conventionnelle et de l'allongement de la durée maximale du congé pathologique prénatal.
24/02/2026  - Grand âge

Fnadepa : les nouvelles charges risquent de faire chavirer nombre d'ESMS

La taxe d'apprentissage du secteur associatif s'ajoute à un alourdissement de charges pour des établissements et services déjà exsangues.
24/02/2026  - Hygiène et qualité de vie

Des odeurs persistantes en Ehpad : quand la chimie verte vient au secours des équipes

Malgré des protocoles rigoureux, de nombreux établissements restent confrontés à des nuisances olfactives tenaces, particulièrement dans les unités de soins spécialisés. 1903RS, société occitane spécialisée dans la chimie des odeurs, a développé Jolly Odor : un destructeur d'odeurs à base d'actifs végétaux, sans parfum agressif ni classement dangereux.
24/02/2026  - Webinaire

Les maires face au vieillissement : agir maintenant, sans attendre l'État

La loi Grand Âge tarde et les financements nationaux restent incertains. Mais le vieillissement, lui, n'attend pas. Lors d'un webinaire organisé par le Cercle Vulnérabilité & Société, le 23 février, élus, militants et innovateurs sociaux ont appelé les communes à agir sans attendre - avec pragmatisme et sans grands moyens.
23/02/2026  - EAIS

Fausses routes : un Flash sécurité patient de la HAS

Titré « Fausses routes : lorsqu'une petite boulette devient un très gros pépin », il analyse trois événements indésirables associés aux soins (EIAS)
23/02/2026  - Maltraitances

Nouveau numéro d'appel : à J-7, rien n'est prêt !

Personne ne connait le nouveau numéro d'appel maltraitance pour les adultes vulnérables, alors redisons-le : à compter du 1er mars, il s'agit du 3133...
19/02/2026  - PA/PH

Le numéro 3133 va succéder au 3977 pour signaler des faits de maltraitance

L'opérateur privé Qualisocial prendra le relais le 1er mars mais France Assos Santé craint « un risque réel sur la qualité de l'accompagnement et sur la capacité des victimes à faire entendre leur parole ».