Choisir entre le déni du vieillir ou le désir du bien vieillir. Le premier, idéologiquement dominant, repose sur une culture d'injonctions hygiénistes, sur des représentations sociales de l'avancée en âge hyper négatives, et sur la conviction partagée par les élites, les médias et une part importante du corps social qu'une société qui prend l'âge forme une malédiction économique, une défaite culturelle, un échec moral.
Habiter, bien vieillir, soutenir
Michel de Certeau signalait que la technologie devait nous faire oublier, la maladie, la faiblesse et la mort [1]. C'est-à-dire les trois adjectifs associés pour beaucoup au vieillir...
Comment définir le bien vieillir ?
S'agit-il de " vieillir longtemps " ou de " vieillir jeune " ? Est-ce d'abord d'être en forme, de plaire, de faire jeune ? A l'inverse, bien vieillir, ce n'est pas battre des records sportifs, s'affronter avec des plus jeunes, récuser son âge, jongler entre déni et défi, courir après une jeunesse perdue... En tous cas, cela ne résume pas pour l'immense...