Les professionnels des maisons de retraite ne sont pas sortis rassurés des propos de Luc Broussy lors de l'assemblée générale du Synerpa, jeudi 12 décembre 2013, même si l'anticipation et la prévention concernent aussi les Ehpad.
"Il faut conserver la liberté de choix !"
Les attentes des professionnels sont fortes en ce qui concerne la tarification, l'investissement, les conventions tripartites ou par exemple la déshabilitation à l'aide sociale. Une simplification réelle des procédures est indispensable, mais peu espèrent un geste significatif. Les interrogations et les propositions seront reprises dans le livre blanc du syndicat en début 2014.
Fallait-il réformer presque sans financement ? lance Luc Broussy, et il répond oui. "le but réel n'est pas de faire une loi médico-sociale mais générale". Et de signaler que tout ne passe pas par la loi mais aussi par des plans d'action. "Les Ehpad qui attendaient des milliers d'euros devront attendre". Douche glacée.
La table ronde a permis aussi d'aborder les sujets d'actualité comme les services à la personne dont le besoin est grand mais la situation des entreprises travaillant sur ce secteur se dégrade: service à domicile, zone sinistrée ? L'évaluation est aussi un sujet brûlant : qui évalue les évaluateurs ? "Il faudrait rapprocher le référentiel des pratiques professionnelles" explique Jean Claude Dadol, directeur général d'ACPPA. "Il faudrait une grille pour l'évaluateur, affirme Jean-Paul Siret, pour éviter les variations d'interprétation". La notion de convention tripartite est la gestion d'un carcan et pas d'une enveloppe" assène Alain Margarit, président du Synerpa, réélu lors de cette assemblée générale, et partisan d'une responsabilisation des professionnels.