08/10/2018  -  Reste à charge et coûts de la perte d'autonomie  10117

La Mutualité Française pointe une inquiétude des français et des attentes fortes de la part des aidants

Deux études, quantitatives et qualitatives, élaborées par Harris Interactive pour la Mutualité Française en mai et août 2018, révèlent que la perte d'autonomie devient un sujet d'inquiétude majeur.

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Les Français sont partagés quant à leur vision du futur : à peine plus de la moitié d'entre eux déclarent avoir confiance en l'avenir (54 %). Et ils se montrent avant tout inquiets à l'égard des questions de santé : diminution des capacités physiques ou intellectuelles (79 % déclarent s'en inquiéter beaucoup ou plutôt), risque de maladie (77 %), des inquiétudes qui augmentent avec l'âge.

Le risque de dépendance pour soi-même et pour ses proches constitue également une préoccupation importante pour une large majorité de Français (77 % et 72 % respectivement). S'ajoute à ces enjeux de santé le fait de devoir faire face à d'éventuelles difficultés financières (66 %). 63 % des Français âgés de 45 ans et plus estiment que leur niveau de vie va diminuer au cours des 10 prochaines années. Ce pessimisme dominant, encore plus marqué chez les personnes aux revenus les plus modestes, fait que nombre de situations potentielles de changement de vie sont envisagées avec appréhension. En outre, la majorité des Français âgés de 45 ans et plus se sent mal préparée, d'un point de vue financier, au risque de dépendance, que ce soit pour eux-mêmes (66 %) ou pour leurs proches (63 %).

Un manque de moyens mis en oeuvre

90 % des Français âgés de 45 ans et plus estiment que la dépendance constitue un sujet qui devrait être prioritaire pour les pouvoirs publics (90 %), mais 85 % d'entre eux pensent qu'il ne l'est pas suffisamment. Les propositions et aides financières pour faire face à ce type de situation notamment apparaissent pour 84 % d'entre eux insatisfaisantes.

Dans ce domaine, les attentes des aidés comme des aidants sont multiples : dispositifs d'accompagnement pour favoriser le maintien à domicile des personnes en situation de dépendance (une priorité pour 81 % des Français), développement d'infrastructures adaptées (structures d'accueil temporaire ou de jour : 61 %, maisons de retraite médicalisées : 59 %, logements de type « intermédiaire » adaptés aux personnes entrant en perte d'autonomie : 53 %), mais également des aides pour les aidants (56 %).

Les besoins en termes d'information sont également prégnants et, là encore, cela concerne la personne aidée mais également l'aidant lui-même. Plus de 7 Français sur 10 âgés de 45 ans et plus se disent mal informés sur les différents sujets concernant la perte d'autonomie.

Un déficit de connaissance important s'exprime concernant les solutions d'accompagnement des aidants, les différentes possibilités de prise en charge de la dépendance ainsi que leur coût et les solutions pour maintenir à domicile le plus longtemps possible les personnes en situation de perte d'autonomie.

Ainsi, alors même que les Français sont attachés aux différents systèmes de solidarité et qu'ils affichent une forte préoccupation à l'égard de la thématique de la dépendance, ils envisagent des solutions au niveau individuel plutôt qu'au niveau collectif.

Tout se passe comme si, à l'heure actuelle, la collectivité n'apparaissait pas en mesure d'apporter d'aide dans ce domaine. Les Français intègrent, qui plus est, la contrainte budgétaire et les déficits publics de l'État. Dans un contexte où ce sujet n'a pas été posé nationalement, les répondants n'envisagent pas aujourd'hui cette possibilité et substituent la solidarité familiale à la solidarité nationale.

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