13/01/2022  -  Décrets  12568

Les SSR deviennent « Soins médicaux et de réadaptation »

Deux décrets du 11 janvier applicables en 2023 réforment les soins de suite et de réadaptation rebaptisés soins médicaux et de réadaptation.

Cet article est réservé aux abonnés.

Pour profiter pleinement de l'ensemble de ses articles, Géroscopie vous propose de découvrir ses offres d'abonnement.

En aval de l'hôpital ou directement depuis le domicile personnel ou l'établissement d'hébergement (1/4 des cas), les soins de suite et de réadaptation (SSR) occupent une place essentielle au sein du parcours de soins. Il existe actuellement 1 700 structures de SSR qui prennent en charge environ 950 000 patients chaque année. Ils sont une réponse à l'évolution des besoins, en l'occurrence le vieillissement de la population - l'âge moyen des patients en SSR étant de 75 ans - et l'augmentation des maladies chroniques. Toutes activités confondues, la durée moyenne de séjour s'élève à 35,6 jours.

Leur réforme vise à les moderniser et à professionnaliser leurs filières. Deux décrets modifient ceux de 2008.

Le décret n°2022-24 du 11 janvier 2022 relatif aux conditions d'implantation de l'activité de soins médicaux et de réadaptation qui entrera en vigueur le 1er juin 2023 leur donne la définition suivante : « L'activité de soins médicaux et de réadaptation a pour objet de prévenir ou de réduire les conséquences fonctionnelles, déficiences et limitations d'activité, soit dans le cadre de la prise en charge de patients atteints de pathologies chroniques, soit en amont ou dans les suites d'épisodes de soins aigus, que ces conséquences soient physiques, cognitives, psychologiques ou sociales. « Cette activité comprend des actes à visée diagnostique et thérapeutique et des actions à visée préventive et d'éducation thérapeutique et de réinsertion dans le cadre du projet thérapeutique du patient » (nouvel article R. 6123-118 du code de la Santé publique-CSP).

Les futurs soins médicaux et de réadaptation (SMR) intègrent une nouvelle liste de 11 mentions (au lieu de 9), dont la première « polyvalent » et la deuxième « gériatrie ». Suivent « locomoteur », « système nerveux »,« cardio-vasculaire » etc.

Pour chacune de ces activités, des cahiers des charges nationaux sont en cours d'élaboration.

Le développement des alternatives à l'hospitalisation complète se traduit par un nouvel article R. 6123-122 du CSP : « le titulaire de l'autorisation organise un mode de prise en charge en hospitalisation complète et à temps partiel ».

Conditions particulières pour la mention « gériatrie »

Le décret n° 2022-25 du 11 janvier 2022 fixe les conditions techniques de fonctionnement de l'activité de soins médicaux et de réadaptation : locaux, équipements, équipe pluridisciplinaire. En ce qui concerne la mention « gériatrie », le décret prévoit des conditions particulières : espaces adaptés aux patients Alzheimer, accès à un plateau neurocognitif (sur site ou par convention), équipe pluridisciplinaire complétée et formée à la prise en charge des affections des patients souffrant notamment de la maladie d'Alzheimer ou de maladies apparentées - elle sera chargée de l'évaluation gérontologique dont celle des troubles cognitifs des patients si elle n'a pas été menée.

L'organisation des soins « permet de dispenser à chaque patient, selon son état clinique, chaque jour ouvré dans le cadre d'une hospitalisation complète ou à chaque venue dans le cadre d'une hospitalisation à temps partiel, au moins deux séquences de traitement, individuelles ou collectives ».

26/03/2026  - Etude Drees

Le taux de pauvreté baisse de 4,1 points chez les nouveaux retraités

La Direction de la recherche des études de l'évaluation et des statistiques (Drees) présente, pour la première fois, une analyse de la variation du niveau de vie au moment du départ à la retraite.
26/03/2026  - Vie sociale

Loire Atlantique : le 3e Printemps de l'animation en gérontologie

200 professionnels se réuniront le 31 mars à Nantes pour une journée d'échanges à l'initiative de la Loire-Atlantique, premier département à avoir constitué un réseau des animateurs.
25/03/2026  - France Alzheimer

Alzheimer en France : entre espoir scientifique et inertie politique

À quelques semaines de la 37e conférence internationale d'Alzheimer's Disease International (ADI), qui se tiendra à Lyon du 14 au 16 avril (un retour en France après plus de 40 ans d'absence), France Alzheimer et maladies apparentées a réuni la presse pour dresser un état des lieux sans concession.
25/03/2026  - Structures 3.0

Huit lauréats vont expérimenter des solutions numériques innovantes

L'appel à projets « Structures 3.0 » porté par la Délégation au numérique en santé et l'Agence du numérique en Santé, a pour objet de financer l'évaluation de solutions numériques innovantes dans les ESSMS.
25/03/2026  - Personnes vulnérables

Accompagner la personne vers l'autonomie dans son habitat : un appel à candidature de la HAS

La Haute autorité de santé (HAS) poursuit l'élaboration de recommandations de bonnes pratiques professionnelles pour accompagner le parcours d'habitat de personnes vulnérables vers et au sein du milieu dit « ordinaire »
25/03/2026  - Non lucratif

Augmentation des salaires : les partenaires sociaux de la BAD reviennent à la charge

Un avenant reprend l'augmentation de 11 points retoquée sous la pression des départements et un autre prévoit une hausse de 2 centimes de l'indemnité kilométrique.
24/03/2026  - Evènement

Le Défi Ogénie lance sa 3ème édition sur le thème de la photographie

Pour sa troisième édition, le Défi Ogénie invite Ehpad, résidences autonomie, clubs seniors et centres d'action sociale à se saisir d'un thème ancré dans l'actualité culturelle : le bicentenaire de la photographie.
24/03/2026  - Traitement

Alzheimer : après le Leqembi, la HAS refuse l'accès précoce au Kisunla

Cette nouvelle décision ne manquera pas de susciter de nombreuses interrogations sur l'avenir de la prise en charge de la maladie en France.
24/03/2026  - Santé au travail

Bass : Axess propose la création d'un organisme paritaire de prévention

Les organisations syndicales ont jusqu'au 3 avril pour signer un accord « structurant pour la santé au travail » qui prévoit une contribution des employeurs de 0,05 % de la masse salariale.