30/01/2020  -  Vaccination  10888

Proposition de rattrapage vaccinal pour chaque situation

Quel vaccin proposer à une personne qui n'est pas à jour de ses vaccinations, qui n'a plus de carnet de vaccination ou qui ignore quels vaccins elle a reçus ? Pour répondre à ces questions, la Haute Autorité de Santé a élaboré en partenariat avec la Société de pathologie infectieuse de langue française une recommandation sur le rattrapage vaccinal.

L'objectif est de faire progresser la couverture vaccinale de la population afin de réduire les risques d'épidémie.

En France, il n'existait pas de recommandations officielles sur les modalités de rattrapage des vaccinations chez les personnes dont le statut vaccinal est incomplet (c'est-à-dire qui ne sont pas à jour de leur vaccination selon le calendrier vaccinal français en vigueur) ou incomplètement connu voire inconnu (en raison de la perte de leur carnet de vaccination ou de l'absence de preuve vaccinale).

Pour y remédier, la Haute Autorité de Santé (HAS) et la Société de pathologie infectieuse de langue française (SPILF) ont élaboré une recommandation adaptée au contexte français. Elle a été établie à partir d'une synthèse de la littérature incluant notamment les recommandations internationales et d'une consultation publique menée en juin 2019, à l'issue de laquelle 22 contributions d'associations de patients et d'usagers, de collèges nationaux de professionnels ou de fabricants ont été recueillies.

Ces différents retours ont été étudiés en commission technique des vaccinations en vue d'établir l'avis définitif publié aujourd'hui. Cette recommandation fournit des préconisations aux professionnels de santé pour vérifier le statut vaccinal et entreprendre le rattrapage. Elle est assortie de fiches pratiques décrivant les conduites à tenir dans les situations les plus fréquemment rencontrées en ciblant des problématiques spécifiques en population générale et pour les migrants primo-arrivants.

Définir les bonnes pratiques et lever les freins à la vaccination

Les recommandations répondent aux principales questions qui préoccupent les professionnels de santé et intègrent des bonnes pratiques de mise en oeuvre du rattrapage vaccinal : quand débuter le rattrapage, dans quel cadre, selon quelles modalités, par quels vaccins commencer, comment s'assurer de la traçabilité des vaccins administrés, quelles particularités en cas de statut vaccinal inconnu, incomplet ou incomplètement connu, quelles spécificités pour des personnes migrantes primo-arrivantes, quelles sérologies utiles et dans quels cas ?

Ces recommandations rappellent qu'en l'absence de preuve documentée de vaccination (absence de carnet de vaccination, d'attestation), une personne est considérée comme non vaccinée et qu'il n'y a pas de risque à la revacciner. Elles permettent aussi de combattre des idées-reçues : aucune association de vaccins n'est déconseillée s'agissant du calendrier vaccinal français, à l'exception de l'administration des vaccins vivants contre la fièvre jaune et contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR) pour lesquelles le professionnel de santé se doit de respecter un délai minimum de 28 jours entre les injections.

La HAS et la SPILF soulignent également la possibilité de réaliser jusqu'à quatre injections lors d'une séance de vaccination, pour permettre un rattrapage rapide, à la condition de les administrer sur des sites d'injection différents. Une fois le rattrapage entrepris, les informations relatives aux vaccins administrés doivent être retranscrites systématiquement sur un support standardisé tel que le carnet de vaccination, si possible électronique.

Offrir l'opportunité d'un rattrapage vaccinal à tous...

Pour la HAS et la SPILF, tout contact avec un professionnel de santé est une opportunité de vérifier le statut vaccinal de la personne et de débuter un rattrapage le cas échéant. Les personnes concernées par un rattrapage vaccinal doivent être clairement informées sur le bénéfice et les risques éventuels des vaccinations et donner leur accord préalable à tout acte de vaccination.

01/04/2025  - Assemblée générale

L'Uniopss conteste la suppression des Ceser et du HCFEA

Une motion adoptée à l'unanimité le 1er avril invite les députés à revenir sur la décision, prise le 24 mars par la Commission spéciale de l'Assemblée nationale chargée d'examiner le projet de loi de simplification de la vie économique.
01/04/2025  - Branche Autonomie

CNSA : un budget rectificatif pour financer les réformes

La CNSA a adopté le 27 mars le premier budget rectificatif de la branche Autonomie pour tenir compte de deux réformes adoptées par la LFSS 2025 et de l'affectation d'une nouvelle recette.
01/04/2025  - Contrôles

Bilan des ARS : des fragilités structurelles mais un nombre limité de situations critiques

Les premières agences régionales de santé (ARS) publient un premier bilan des contrôles 2022-2024 de leurs Ehpad. Avant leur publication complète d'ici quelques semaines, des enseignements peuvent déjà être tirés.
31/03/2025  - BASS et BAD

L'AD-PA apporte son soutien à la mobilisation du 1er avril

L'Association des directeurs AD-PA se dit « alignée » sur la dénonciation de l'austérité budgétaire et de la dégradation des conditions de travail.
31/03/2025  - Bilan des contrôles

Listes des Ehpad fermés : ce n'est pas sérieux !

Des noms, ont (logiquement) demandé les journalistes lors de la conférence de presse de Charlotte Parmentier Lecocq faisant état de 55 Ehpad sanctionnés. Une première liste a été diffusée le lendemain. Trop vite.
31/03/2025  - Santé publique

Covid-19 : une nouvelle campagne de vaccination dès le 14 avril

Suivant la recommandation de la Haute autorité de santé, une campagne printanière va viser les plus de 80 ans et les résidents d'Ehpad.
27/03/2025  - Grandes écoles

L'expérimentation des concours « Talents » prolongée jusqu'en 2028

L'expérimentation, qui s'est terminée en décembre 2024, est finalement relancée jusqu'au 31 août 2028 par une loi du 24 mars 2025.
25/03/2025  - Prévoyance

Services à la personne : la guerre entre employeurs est déclarée

Un accord sur la prévoyance signé par deux organisations patronales avec l'ensemble des syndicats suscite l'opposition déterminée des deux autres, majoritaires, donc en situation de le bloquer.
21/03/2025  - Assurance-maladie

L'audioprothèse devient le champion des fraudes en France

L'assurance maladie indique que les fraudes liées aux audioprothèses ont été multipliées par 5 en un an, pour atteindre un niveau record de 115 millions d'euros en 2024.