Dans le n° 52-janvier 2015  -  Groupement de commandes du GCS Epsilim  4439

" Rationaliser les achats sans nuire à la qualité de la prise en charge "

Depuis 2012, le Groupement de coopération sanitaire (GCS) Epsilim coordonne le groupement de commandes régional régional du Limousin. 65 EHPAD ont fait ce pari aux côtés d'établissements de santé ou de collectivités territoriales. Explications d'Eric Maynard, responsable des achats.

Dans quelles circonstances le GCS Epsilim a hérité de la coordination du groupement de commandes régional ?

Eric Maynard. Le Groupement de coopération sanitaire (GCS) Epsilim (Expertise, Performance et Systèmes d'Information en Limousin) a été créé en 2010 à l'initiative de l'Agence régionale de santé (ARS) du Limousin et des représentants des fédérations des établissements de santé et médico-sociaux de la région. Le groupement de commandes régional existe depuis 2007. Le coordonnateur était le CHU de Limoges. En 2011, le CHU a décidé d'abandonner cette fonction. L'ARS et les établissements adhérents ont alors fait le choix, en 2012, de transférer les compétences de coordonnateur au GCS Epsilim. Notre mission consiste à identifier, recenser puis satisfaire les besoins de nos adhérents et à assurer l'ensemble des publications dans le respect du Code des marchés publics. Le groupement de commandes est sur 22 procédures : dispositifs médicaux, produits pétroliers, alimentaire, magasins ateliers, restauration...

Quels avantages ont les Ehpad à rejoindre ce groupement ?

E.M. Certains Ehpad avaient des réticences à rejoindre un groupement de commandes régional géré par un centre hospitalier. Cela s'explique par la crainte d'avoir à faire à des achats qui ne correspondent pas aux besoins spécifiques de leurs résidents. Aujourd'hui, 25 Ehpad de la Haute-Vienne, 21 de la Creuse et 19 de la Corrèze sont adhérents. L'intérêt économique est certain : le gain recours* est de 4 à 5 % et le gain marché ** atteint 98 % pour les produits d'incontinence et de 7 à 8 % pour l'alimentaire. Mais il n'est pas question de standardiser pour standardiser, ni de nuire à la qualité de la prise en charge des résidents. La mutualisation des achats passe en second plan, la priorité est de répondre aux besoins des adhérents et des résidents de leur établissement. Par exemple, dans un EHPAD, le "bien-manger" fait partie intégrante de la prise en charge. De fait, pour avoir une qualité de tendreté de la viande, un EHPAD va se positionner sur des allotissements de viande de race à viande tandis qu'un hôpital optera pour de la viande de race laitière.

En quoi consiste la convention partenariale interrégionale signée en 2013 avec la centrale d'achat public, l'UGAP ?

E. M. Cette convention s'inscrit dans le cadre de la recherche d'efficience de l'achat public du programme national PHARE. Concrètement, 19 hôpitaux et 90 EHPAD de Poitou-Charentes et du Limousin bénéficient de tarifs partenariaux sur le catalogue de l'UGAP sur deux segments d'achat " médical " et " mobilier ". Cette convention leur ouvre également des remises " Grands comptes " pour l'ensemble des autres familles de produits du catalogue, jusqu'en 2017.

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