©Adobestock
27/09/2024  - Semaine bleue  17208

365 jours pour agir, 7 jours pour le dire !

C'est avec ce slogan que la Semaine bleue, qui se déroule cette année du 30 septembre au 6 octobre, entend valoriser la place des aînés dans notre société et l'importance des liens entre les générations.

Cet article est réservé aux abonnés.

Pour profiter pleinement de l'ensemble de ses articles, Géroscopie vous propose de découvrir ses offres d'abonnement.


Cette Semaine Bleue, semaine nationale des retraités et des personnes âgées, portée chaque année par l'Uniopss depuis plus de 70 ans maintenant, invite à célébrer les plus âgés et ceux qui travaillent à leurs côtés. Partout en France, des centaines d'événements sont organisés pour changer le regard sur le grand âge et renforcer les liens entre les générations.
Pour découvrir la liste des événements, c'est ici.

Une France âgiste malgré elle

Dans le cadre de cette Semaine bleue, et afin de mieux comprendre la perception qu'ont les Français du vieillissement, le Conseil de l'âge du Haut conseil de la famille, de l'enfance et de l'âge (HCFEA) présente les résultats d'une étude réalisée par Harris Interactive.

2 000 personnes âgées de plus de 18 ans ont été interrogées. Sur ce qu'évoque pour elles le terme de vieillesse, les réponses sont assez claires. Les Français parlent en tout premier lieu de retraite, mais aussi de maladie, de dépendance et de solitude, insistant sur les difficultés difficultés des anciens avec les nouvelles technologies.

A la question « A quel âge est-on vieux ?, 68 % des personnes interrogées répondent que 65 ans est un âge passage, même si chacun ne se ressent pas aussi vieux qu'il l'aurait imaginé en atteignant l'âge décrit.

Sur le terme d' « âgisme », 35% des personnes interrogées reconnaissent en avoir déjà entendu parler. Et une personne sur 10 sait précisément ce qu'il recouvre.

Parmi ces personnes, 68% savent indiquer qu'il s'agit d'une discrimination liée à l'âge, qui concerne les plus âgés comme les plus jeunes.

Toutefois, 24 % des Français déclarent se sentir âgistes et indiquent à 67% que les Français le sont. D'ailleurs, ils se disent massivement victimes ou témoins de situations âgistes. Il est intéressant de constater que les jeunes sont particulièrement sensibles à ces insultes, moqueries, mises à l'écart, gestes agressifs. Et comme le précise Jean-Philippe Vinquant, « cette tranche d'âge est particulièrement sensible aux discriminations ».

Des Français bienveillants

La société française ne serait peut-être pas aussi critique qu'on le pense. 9 personnes sur 10 estiment que les personnes âgées ne « sont pas moins utiles à la société », ou aussi « agréables à fréquenter ». 74 % % pensent qu'elles sont actives et 70% plus sensibles aux problématiques des jeunes comme des actifs.

Harris Interactive ne constate pas de profonds clivages dans la société française. Mais la France vieillit. Et comme l'indique le Conseil de l'âge, « nous allons vivre une révolution de la longévité, c'est heureux, mais le vieillissement continue d'être présenté sous un jour défavorable (la réforme des retraites, le clash des générations...). Les résultats de cette étude dessinent une France âgiste malgré elle avec un décalage entre les représentations individuelles et collectives. Les Français perçoivent la société comme peu attentionnée aux personnes âgées. Pour nous, il y a trois enseignements principaux :

- L'âge pivot est de 65 ans

- Il faut considérer la dimension genrée (les femmes vivent moins bien l'avancée en âge. Les femmes sont aidées par leurs filles et des professionnelles souvent féminines

- Nous devons prendre soin de la génération sandwich (celle qui a aujourd'hui 45/50 ans, entre les jeunes et les vieux, et dont les conditions de retraite vont être moins bonnes) et veiller à ne pas laisser s'installer une fracture. »

Le Haut Conseil entend s'emparer de ces questions et documenter le sujet. Rdv donc en 2025 pour mesurer l'évolution des préjugés et du regard sur les seniors.

26/01/2026  - Privé lucratif

Fermeture de l'Ehpad « Les Hortensias » à Urt (64)

L'établissement du groupe Belage s'est vu retirer son autorisation par l'ARS Nouvelle Aquitaine et le département des Pyrénées-Atlantiques.
26/01/2026  - Décret

Les Ehpad neufs devront respecter la réglementation RE 2020

La construction d'établissements sanitaires avec hébergement dont le permis de construire est déposé à partir du 1er mai devra respecter de nouvelles normes énergétiques et environnementales...
26/01/2026  - Privé non lucratif

BAD : agrément pour deux accords de branche

Deux avenants à la convention collective nationale de la branche de l'aide à domicile (BAD) sont agréés.
22/01/2026  - Baromètre

Dialogue social en entreprise : un climat tendu malgré la détermination des élus

Le baromètre Syndex 2025, réalisé par l'Ifop auprès de salariés, représentants du personnel et directions, révèle un dialogue social sous tension. Si les élus restent déterminés, le contexte économique dégradé pèse sur la qualité des échanges.
22/01/2026  - Politique

Réforme des ARS : le rétropédalage du gouvernement ?

En fait de décentralisation, le gouvernement irait vers un simple lifting de la politique de santé dans les territoires, écrit La Lettre.
22/01/2026  - Municipales 2026

Le Manifeste de France Assos Santé pour « un nouveau modèle territorial de santé »

France Assos Santé porte les attentes des Français auprès des candidats aux municipales et des associations d'élus locaux.
21/01/2026  - Projet de budget 2026

Les fédérations alertent sur la baisse des admissions en Ifsi

Dans certaines régions, les Instituts de formation en soins infirmiers (Ifsi) se sont vu notifier un recul majeur de places à ouvrir dans Parcoursup.
20/01/2026  - Étude Les Échos

Le moral des dirigeants d'Ehpad entre engagement et renoncement

Seuls 47 % d'entre eux envisagent de rester à leur poste dans les prochaines années, selon le premier Baromètre publié par Les Echos-Etudes.
20/01/2026  - Loire-Atlantique

La Loire-Atlantique annonce 500 000 euros pour un nouvel Ehpad à Loireauxence

Dans le cadre d'une recomposition de l'offre, deux Ehpad vieillissants (public et associatif) laisseront place à un Ehpad et une résidence autonomie gérés par l'association Pôle ligérien les Moncellières.