Dans le n° 4-janvier 2011

" Engagez vous ! "

Quand s'ouvrit le 21 juillet 1976 le 58e congrès de la Légion de Pennsylvanie, le splendide Stratford-Bellevue hôtel de Philadelphie rayonnait, fort des 622 légionnaires et de leurs familles qui l'avaient pris d'assaut. Quinze jours plus tard avec 182 congressistes atteints d'une forme de pneumonie, dont 29 décédés, le climat était tout autre. Ce que tous les médias, y compris notre incontournable Paris-Match, appelèrent " La mystérieuse peste de Philadelphie ", fut l'occasion de découvrir en janvier 1977 une nouvelle bactérie baptisée Legionella pneumophila vivant dans les eaux douces et se multipliant entre 25 et 45°C. Le système de climatisation de l'hôtel fut mis en cause sans que cela puisse être toutefois démontré. ...

Dans le n° 4-janvier 2011  -  Marie-Anne Montchamp

Solidarités et cohésion sociale : la nouvelle équation politique

Le secteur médico-social voit le retour de Marie-Anne Montchamp, cette fois secrétaire d'État auprès de la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale (Roselyne Bachelot-Narquin). Forte de son expérience dans le champ du handicap, Marie-Anne Montchamp prône la transversalité de la réflexion et de l'action. Des solidarités mises en oeuvre, entre autres dans la réforme de la dépendance, naîtra la cohésion sociale.

Dans le n° 3-décembre 2010

Le grand âge moteur d'innovations... et de croissance ?

La dernière ligne droite serait elle en vue ? Ce cinquième risque (puisque la branche ne semble plus accessible, et la nuance est sensible en termes de financement) pourrait se transformer en chance ou opportunité dans les derniers mois du quinquennat. Une grande concertation sera donc organisée, et consolidera probablement l'ensemble des réflexions, avis, recommandations et rapports exprimés et publiés depuis de si longs mois. Devons nous revenir sur les chiffres qui jalonnent cette démarche ? " Les chiffres sont aux analystes ce que les lampadaires sont aux ivrognes. Ils fournissent bien plus un appui qu'un éclairage " (Jean DION, chroniqueur et écrivain canadien).... ...

Dans le n° 3-décembre 2010

Gouvernement Fillon : où sont les aînés?

A mal nommer les choses, on rajoute de la misère au monde, disait Camus. Ne pas nommer du tout c'est nier le sujet, nier les personnes, nier les réalités. Or, la nouvelle équipe gouvernementale se caractérise par l'absence de toute référence aux personnes âgées (ou aux aînés ou aux vieux, comme on voudra). Nous disposons d'une ministre de plein exercice pour le sport, d'une secrétaire d'Etat pour la jeunesse mais rien pour la question des ainés et de l'intergénération. Cherchez l'erreur ! ...

Dans le n° 3-décembre 2010

" Travailler à tout prix "

Si l'on situe en général assez bien le tropisme du Rotavirus c'est parfois moins le cas pour le Norovirus qui n'a pourtant rien à lui envier. Et si le premier reste la cause principale de gastro-entérites chez les enfants ce dernier est par contre le leader incontesté " toutes catégories " de cette affection particulièrement épidémique. Identifié en 1968 à Norwalk dans une école élémentaire de l'Ohio, touchant en deux jours 116 des 232 enfants et enseignants, le virus porta longtemps le patronyme de sa ville " natale " avant la révision taxonomique de 2002 qui le fit entrer dans la famille des Caliciviridae genre Norovirus. Il s'avère particulièrement redoutable lorsqu'il s'attaque à une collectivité de personnes âgées qui sont plus vulnérables à l'infection et présentent des facteurs de fragilité altérant leur capacité à répondre à un stress, même minime, et dont l'un des marqueurs est l'incontinence. L'incubation est courte de 1 à 3 jours et la contagiosité est maximale les trois premiers jours de la maladie, où diarrhées et vomissements sont à leur acmé, et perdure 48 heures après l'arrêt des signes cliniques. Dans des établissements de type EHPAD il n'est pas rare de voir des taux d'attaque de la maladie impressionnants chez les résidents dépassant parfois les 80% alors que le pourcentage de soignants atteints est plus restreint, souvent inférieur à 20%. Sur le plan épidémiologique il s'avère fréquemment que ce sont les professionnels de santé qui introduisent le virus dans l'institution ou contribuent à sa diffusion secondaire après l'avoir contracté. Même si dès les premiers cas on va préconiser un renforcement des mesures d'hygiène des mains et de l'environnement on sait très bien que dans un contexte de haute transmissibilité, de charge en soins très élevée accrue par la maladie, de patients incontinents parfois dément-déambulants, la lutte contre le virus s'avère par trop inégale. L'idéal resterait alors de ne pas introduire l'ennemi dans la place. Nombre de raison vont amener un professionnel malade à venir travailler la première étant souvent sa conscience professionnelle portée par la culture enracinée de la nécessaire continuité des soins et de la prise en charge des patients et résidents. Il peut y avoir des problèmes plus organisationnels comme identifier le médecin qui va statuer sur l'inaptitude au travail car un arrêt maladie peut être, lui, pénalisant pour certains agents. Aucune décision n'est simple et plus le problème prendra de l'ampleur moins ce le sera. Toutefois se poser la question du bénéfice/risque de favoriser, ou pas, l'éviction des premiers professionnels malades est un sujet managérial intéressant. Beaucoup de questions se poseront comme par exemple comment mobiliser rapidement des ressources humaines de remplacement dans un contexte où certaines fonctions manquent d'attractivité auprès des jeunes professionnels. Les envisager parait cependant une nécessité. Et-vous quelle est votre philosophie de l'aptitude ? ...

Dans le n° 3-décembre 2010  -  Françoise Van Rechem

Entre rupture et continuité

Directrice Générale Adjointe et Directrice de la Régulation de l'Offre de Santé au sein de l'Agence Régionale de Santé de Picardie, Françoise Van Rechem fait un état des lieux régional. Pour améliorer la qualité de la santé, l'ARS Picardie mise sur le partenariat avec les acteurs et la montée en compétences des structures et des équipes. De quoi rassurer les professionnels picards.

Dans le n° 2-novembre 2010  -  Régis Aubry

Pour une culture de fin de vie

Créé en février 2010, l'Observatoire National de la fin de vie dispose de cinq ans pour éclairer l'opinion publique et les décideurs sur les questions touchant à la fin de vie. Pour le Docteur Régis Aubry, président de l'Observatoire, et l'équipe de chercheurs recrutée récemment, les travaux menés par l'observatoire doivent fournir au débat public et aux discussions parlementaires des données objectives, afin d'aborder sereinement un débat encore trop souvent dominé par l'émotion.

Dans le n° 2-novembre 2010

Procrastination caractérisée !

Tendance à différer, à remettre au lendemain une décision ou l'exécution de quelque chose. " Cette habitude de l'ajournement perpétuel, que Monsieur de Charlus flétrissait sous le nom de procrastination (Cf. Proust) semble plus que jamais d'actualité. Décidément, branche ou risque selon les jours et les colloques, la prise en compte de la dépendance et donc des plus fragiles, semble devenir une véritable Arlésienne. Il est certain que l'enjeu aurait nécessité une réflexion approfondie depuis de nombreuses années. Que dire alors en période de " crise "....Pas de chance vraiment. Cette réforme n'a pas su ou pu trouver sa " fenêtre " et s'imposer comme une priorité. Pourtant les suggestions se précisent et les orientations futures se construisent. De la réflexion nait l'action dit-on. Il est donc temps. Pour trois raisons, au moins. D'abord et avant tout pour l'ensemble des personnes âgées concernées. ...

Dans le n° 2-novembre 2010

Accompagnement et service auprès de la personne

Les plus récentes études sur l'emploi mettent en avant que le secteur des services à la personne est l'un des rares domaines à avoir vu l'offre croître. Ces métiers et ces activités qui prennent une part croissante de l'activité économique globale et des emplois. Cette remarque permet de décentrer le discours commun : le vieillissement est une chance. D'abord parce que cela témoigne des effets positifs de la recherche médicale, de la prévention et de la mise en oeuvre de lois de protection sociale. Ensuite, car en favorisant une vie plus douce pour les plus fragiles cela profite à l'ensemble de la population. Et, enfin, du fait du potentiel de création d'activité économiques des seniors. C'est dans cette perspective que l'on peut lire la chercheure Joan Tronto, lorsqu'elle met en avant la nécessité de valoriser de la place des femmes dans la décision et dans la représentation sociale de la société, or, dans le même temps les métiers de service, les métiers du care et de l'accompagnement sont encore réalisés essentiellement par le seul genre féminin. Ces métiers restent mal payés, disposent de peu de système de formation et de valorisation et n'ouvrent guère à des politiques de filière et de mobilité. Notons que souvent les premières à effectuer les taches les plus ingrates, les moins gratifiantes, sont les femmes issues de l'immigration. Les aspects économiques et culturels tiennent une place structurante pour expliciter cet état de fait. Ainsi, la norme sociale a toujours dévalorisé les métiers liés au sale jugé dégradant. ...

Dans le n° 2-novembre 2010

Qu'avons-nous appris de la pandémie grippale

On peut concevoir que le rapport de la commission d'enquête sur la manière dont a été gérée la campagne de vaccination contre la grippe A(H1N1) n'ai pas été la lecture estivale de chacun, son caractère fleuve (742 pages) pouvant rebuter un peu. Si certains pourront trouver l'exercice par trop peu critique, mais force est de constater que la plupart des personnes auditionnées s'est plutôt décernée un satisfecit, il s'agit tout de même d'un vrai effort de transparence intéressant et louable en démocratie. On y apprend par exemple que 3,5 millions de doses de vaccin ont été jetées ce qui représente tout de même les deux tiers du total des personnes effectivement vaccinées. ...

Dans le n° 1-octobre 2010

Nouveau et différent !

Vous découvrez le " nouveau " Géroscopie né de la fusion des deux revues : Géroscopie Magazine et Décideurs. C'est l'aboutissement d'une réflexion et d'un travail importants ayant pour motivation de satisfaire vos attentes. Dans un monde surinformé et un secteur, le vôtre, en pleine évolution il était nécessaire de " repenser " le modèle et de concevoir un nouveau média fort, riche des compétences précédentes et innovant pour répondre à vos besoins. C'est fait ! Vos débats et réflexions, les enjeux qui sont ceux de votre quotidien et de l'avenir de vos structures bénéficieront d'un relais objectif, professionnel et proche de vous. C'est une équipe renforcée par des journalistes spécialisés et des chroniqueurs pertinents et reconnus, dont vous retrouverez les rubriques chaque mois, qui vous accompagnera de façon claire, concrète et dynamique. Car votre temps est compté et précieux. Nous souhaitons témoigner de vos expériences et réalisations et démontrer leurs aspects positifs et " exportables ". Et enfin traduire l'actualité dans ce qu'elle aura de plus concret pour vous. Un média efficace, à vos côtés, et qui sera le pivot d'autres outils complémentaires qui vous sont aujourd'hui nécessaires : internet, formations spécifiques, évènementiels régionaux. Une approche globale et plus large, adaptée à vos contraintes. Un titre qui vous parle et auquel vous êtes déjà habitué, un mensuel sans " strass et paillettes " ne succombant pas aux modes futiles. Mais un mensuel qui parlera réellement de vous et avec vous : nouveau et différent ! ...

Dans le n° 1-octobre 2010

Penser autrement l'Etat

Au regard des contraintes financières qui pèsent sur l'État (endettements multiples), mais aussi au nom de la recherche d'efficacité, la question se pose de déterminer les meilleurs leviers d'action ; est-ce de déverser de l'argent de façon uniforme, est-ce de conditionner d'une manière ou d'une autre l'aide, est-ce de favoriser les politiques d'accompagnement des personnes ? La première position se rapproche de l'assistanat, la deuxième remet en cause la notion d'universalité des aides et produit finalement plus d'équité, la troisième rend chacun auteur de sa vie. A son niveau et progressivement. On notera aussi que le politique tend à favoriser toujours l'investissement dans le " dur ", (ce qui se voit, ce qui est télégénique) plutôt que dans le service, le lien, le flux (bref ce qui est difficile à saisir en image, ce qui produit peu de symbole). L'évolution de la structure démographique est marquée par le vieillissement de la population, l'amélioration de l'espérance de vie de personnes souffrant de maladie chronique, la hausse des formes d'exclusion, le défi de l'intégration de populations venues d'aires culturelles éloignées ; marquée aussi par l'inclusion sociale de populations situées toujours plus en périphérie (culturelle, géographique, professionnelle, informationnelle). C'est dans cette perspective que la société de l'accompagnement propose une dynamique solidaire permettant de dépasser les fonctions et les contradictions de l'État Providence pour assurer le vivre ensemble dans une période de déstructuration des liens et des statuts. Il s'agit d'inverser le processus profondément inégalitaire qui frappe les salariés et les autres actifs, dont la protection sociale n'est pas liée à leurs talents, leurs utilités à la collectivité ou à leur travail, mais vient le plus souvent de leur statut et de leur place dans le système de production. Il faudra penser en termes de portabilités des droits afin qu'ils suivent le parcours biographique de la personne et l'accompagne dans ses évolutions, qui peuvent aller de mener une formation pour évoluer professionnellement à répondre à l'appel à la solidarité d'un proche. Dans cette perspective, le déploiement des outils au service de l'équité s'impose. Les solidaristes défendaient déjà le lien essentiel entre égalité des chances, justice sociale et solidarité. La solidarité comme expression de notre dette à la collectivité, de notre dette aux autres. La solidarité implique des contreparties, une réciprocité. Si la solidarité se traduit par l'instauration de mécanismes qui viennent en soutien des plus faibles et qui assurent le vivre ensemble (retraite par répartition, sécurité sociale...), elle doit aussi contribuer à faire évoluer les comportements sociaux, notre prise en compte de l'Autre, du différent. La solidarité conforte et approfondit la démocratie à travers ces deux approches. Il s'agit bien d'inventer une utopie de la réciprocité à travers différentes formes de pratiques solidaires, comme par exemple les réseaux d'échanges réciproques de savoirs et autres systèmes de partages et d'échanges. La solidarité est à la fois une politique de l'action et une dynamique de construction sociale. La traduction politique du concept de care passe plus par un approfondissement que par une redéfinition de l'État et de ses solidarités institutionnelles. Autrement dit, l'État providence ne doit pas être jeté avec l'eau du bain. La protection sociale est d'abord source de dignité et d'autonomie sociale des personnes. Mais il importe que l'État change son approche : il ne s'agit plus de faire pour et à la place des personnes mais de faire avec. A chacun de choisir son chemin, de construire son projet, d'être dans la mesure du possible auteur de sa vie, mais en étant soutenu par d'autres. Il importe sans doute que l'État se recentre plus sur des domaines d'action spécifique dont le soin et l'accompagnement, mais aussi la formation, l'école, la santé, la communication et l'accès aux biens sociaux.... Il importe surtout que l'État passe d'une culture de l'amende, de la coercition et de la réparation pour privilégier une culture de la prévention et de l'accompagnement. En définitive s'inscrire dans la notion d'un "État accompagnant" en lieu et place de l'État providence, conduit à passer de la notion d'assistance et de passivité à celle d'accompagnement et de mouvement. Ce n'est pas la fin de l'État providence mais son dépassement. ...

Dans le n° 1-octobre 2010

" Simple parasite, pas si sûr "

Au coeur d'un secteur en pleine évolution et concerné plus que jamais au quotidien par des thématiques concernant l'hygiène les normes, Géroscopie, dans sa nouvelle configuration, est heureux d'accueillir un chroniqueur de qualité en la personne du Docteur Pierre Parneix, médecin de santé publique et responsable du CCLIN Sud-ouest. Afin de répondre à vos attentes et vos préoccupations quotidiennes, c'est un éclairage pratique et concret que nous apportera chaque mois le Docteur Parneix sur un sujet général ou d'actualité.

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