Le réseau des Villes amies des aînés cultive le souci du détail pour aider leurs habitants âgés à rester piétons.

Avancée en âge : les enjeux du « rez-de-ville »
Outre la fatigue, le principal facteur de renoncement des personnes âgées à marcher en ville est la peur de chuter. Ensuite d'être accidentées, bousculées... Mais elles ne passent évidemment pas du tout au rien. Leurs habitudes évoluent : d'abord elles ne modifient pas leurs déplacements mais marchent plus lentement ; ensuite elles prennent conscience de leurs limitations fonctionnelles, et restreignent leur territoire de vie, évitent les rues trop ou pas assez fréquentées, choisissent le chemin le plus court quitte à prendre des risques ; enfin elles renoncent aux sorties du domicile. Les chiffres sont là : 14 % des 75-85 ans ne sortent pas de chez elles de la semaine et 30 % des plus de 85 ans.
Rien d'inéluctable ou du moins de réfrénable à cela, ont décidé de nombreuses Villes amies des aînés. En dehors des travaux d'accessibilité, obligatoires, les « aménités » des espaces publics peuvent continuer de faire sortir les habitants âgés dans leur quartier, leur village, leur rue, au moins dans le rayon communément admis de 300 à 500 mètres....