Dans la chronique du mois dernier, après avoir cherché à mettre dans son contexte les enjeux du financement de la perte d'autonomie j'avais abordé la problématique du mode de financement. D'autres enjeux, de société sont posés. Le premier a trait à la notion de droit universel au soutien à l'autonomie.
Les enjeux du financement de la perte d'autonomie : convergence ou droit universel au soutien à l'autonomie ? (partie III)
En effet, contrairement à la plupart des pays dont les économies sont proches de celle de la France, il y a une différence de situation importante entre les personnes reconnues handicapées avant 60 ans et les autres. Cet âge administratif ne recouvre aujourd'hui aucune réalité physique, sociale ou psychique. En moyenne les seconds disposent d'allocations deux à trois fois moindres que les premiers. La différence entre l'Allocation Personnalisée d'Autonomie (APA) et la Prestation de Compensation du Handicap (PCH) marque bien les différences de situation.
Le 1er janvier 2011 devait être la date limite pour appliquer la convergence (c'est-à-dire, la suppression de la barrière d'âge) entre les champs du handicap et du vieillissement voulue par le législateur...