06/10/2022  - Etude de la Drees  14246

Les maladies chroniques frappent davantage les plus modestes

Les personnes les plus modestes développent beaucoup plus souvent des maladies chroniques ce qui renforce les inégalités sociales en matière d'espérance de vie : l'écart de 3,8 ans entre les plus aisés et les plus modestes passe à 6,2 ans en cas de maladie.

Selon une étude de la Drees publiée le 5 octobre, entre 2016 et 2017, les 10 % les plus modestes de la population française développent plus souvent une maladie chronique que les 10 % les plus aisés, à âge et sexe comparables : 2,8 fois plus de diabète, 2,2 fois plus de maladies du foie ou du pancréas, 2,0 fois plus de maladies psychiatriques, 1,6 fois plus de maladies respiratoires chroniques, 1,5 fois plus de maladie neurologiques ou dégénératives et 1,4 fois plus de maladies cardio-neurovasculaires. En revanche, les personnes les plus modestes développent relativement moins de cancers.

Entre 2016 et 2017, l'espérance de vie estimée à partir de l'échantillon utilisé dans cette étude est de 85,2 ans pour les femmes et de 79,8 ans pour les hommes. Les maladies chroniques retenues dans cette publication pèsent fortement sur l'espérance de vie. Les personnes qui n'en développent aucune vivraient en moyenne beaucoup plus longtemps : 94,6 ans pour les femmes (soit +9,3 ans) et 91,8 ans pour les hommes (soit +12 ans).

Peu de personnes échappent toutefois à ces maladies aux âges les plus élevés : 78 % des personnes âgées de 50 à 54 ans n'ont aucune de ces maladies, contre 49 % des personnes âgées de 70 à 74 ans et 25 % des personnes âgées de 90 à 94 ans. Cette forte diminution avec l'âge est en partie due aux maladies cardioneurovasculaires, qui concernent 51 % des personnes âgées de 90 à 94 ans. Les maladies chroniques renforcent les inégalités sociales en matière d'espérance de vie. Plus précisément, au sein de la population non atteinte d'une maladie chronique, l'écart d'espérance de vie est de 3,8 ans entre les personnes les plus aisées et les plus modestes. Si l'on considère en plus les personnes malades, cet écart d'espérance de vie est multiplié par 1,6. Il passe à 6,2 ans, soit 2,3 ans de plus (graphique 4).

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