Rationaliser ses achats sans compromis sur la qualité des prestations délivrées aux résidents : une équation résolue avec les experts du Resah. Explications.
Pour une meilleure maîtrise de ses achats
Dès 2008, le Grand Âge, à Alfortville (94), la Fondation Favier et la maison de retraite intercommunale de Fontenay-sous-Bois (94) ont décidé de favoriser une coopération étendue par la création d'un groupement de coopération sociale et médico-sociale (GCSMS). «La mutualisation des compétences, l'optimisation des locaux et des équipements visent à apporter des réponses de qualité aux besoins des personnes âgées val-de-marnaises», souligne Soumaya Alili, directrice adjointe chargée des services économiques de ce GCSMS. Les économies d'échelle engendrées par cette organisation facilitent un meilleur accès social pour les personnes concernées. Le groupement de coopération sociale et médico-sociale, qui regroupe aujourd'hui cinq Ehpad et un centre communal d'action sociale embrasse un large champ de coopération, notamment avec la mise en commun des ressources humaines (750 agents), des capacités d'hébergement (800 lits), de l'entretien du linge, de la cuisine, des travaux et de la maintenance des bâtiments.
Une mutualisation progressive des achats
«Nous avons commencé par regrouper les marchés alimentaire, de location et d'entretien du linge ainsi que les achats relatifs aux travaux, en laissant aux Ehpad la gestion directe des achats de fournitures, comme les produits d'entretien et les petites fournitures hôtelières», explique Soumaya Alili.
Cependant, la consommation de produits d'incontinence, d'entretien ainsi que la location de photocopieurs et leur maintenance n'étaient guère maîtrisées par les établissements, qui dépassaient régulièrement les enveloppes budgétaires allouées. C'était l'occasion pour ce GCSMS de poursuivre la rationalisation de ses achats en recourant à l'expertise du réseau des acteurs hospitaliers d'Île-de-France (Resah-IDF). «La centrale d'achat du Resah-IDF nous a permis d'adhérer, sans engagement préalable, à des campagnes d'achat avec des gains de 20 à 50% suivant les domaine», se félicite la directrice adjointe des services économiques. En adhérant aux Resah-IDF, les Ehpad publics du Val-de-Marne commandent directement auprès de la centrale d'achat et sont dispensés de l'application du code des marchés publics. «Ce soutien nous garantit une totale sécurité juridique », ajoute Soumaya Alili.
«De surcroît, nous pouvons consacrer le temps gagné au recensement et à l'analyse des besoins de nos établissements médico-sociaux». Elle conclut: «Nous comptons poursuivre cette mutualisation de nos achats avec l'harmonisation des contrats de maintenance et d'entretien des bâtiments, des chaudières et des ascenseurs, qui nous reviennent à 600 000€, aujourd'hui dispersés sur une quinzaine de contrats».
Bernard Banga, MD Report