29/03/2013  -  arrêté du 12 mars 2013  1439

Usage des stupéfiants dans les ESMS avec PUI

Un arrêté du 12 mars 2013 relatif aux substances, préparations, médicaments classés comme stupéfiants dans les établissements de santé et médico-sociaux avec PUI a été publié au JO du 22 mars 2013.

Les médicaments sont classés comme stupéfiants lorsque leur utilisation risque de créer une dépendance. L'arrêté publié complète les arrêtés du 31 mars 1999 et du 6 avril 2011. Il concerne tous les établissements avec PUI.

La marche à suivre en cas de péremption, d'altération ou de retour de substances, de préparations ou de médicaments stupéfiants est détaillée.

Le pharmacien chargé de la gérance de d'une PUI doit procéder à leur dénaturation en présence d'un pharmacien gérant d'une PUI désigné dans des conditions excluant toute réciprocité et tout conflit d'intérêt par les sections H ou E de l'Ordre national des pharmaciens.

Après destruction des produits dénaturés, le pharmacien adresse au DGARS, sous couvert du représentant légal de l'établissement médico-social, le document (en annexe de l'arrêté) attestant de la destruction. Les modalités de destruction des produits dénaturés doivent respecter la réglementation en vigueur en matière d'élimination des déchets.

L'administration de tout médicament classé comme stupéfiant ou soumis à la réglementation des stupéfiants doit faire l'objet d'un enregistrement sur un état récapitulatif d'administration des stupéfiants (avant il était exigé une transcription sur un document spécial ou sur le document de prescription). Les données devant y figurer sont : nom de l'établissement, désignation de la structure interne, du service ou de l'unité fonctionnelle en établissement de santé ou de l'unité de vie en établissement médico-social, date et heure de l'administration, nom et prénom du malade, dénomination du médicament et sa forme pharmaceutique, dose administrée, identification du prescripteur et identification de la personne ayant procédé à l'administration et sa signature.


Les états récapitulatifs d'administration des médicaments classés comme stupéfiants ou soumis à la réglementation des stupéfiants doivent être datés et signés, en établissement médico-social, par un infirmier diplômé d'Etat désigné par le directeur d'établissement après avis du médecin coordonnateur lorsqu'il existe, et adressés à la PUI qui les conserve pendant trois ans. Ils peuvent être effectués de manière informatisée sous réserve qu'ils soient identifiés et authentifiés par des signatures électroniques, que leur édition sur papier soit possible et qu'aucune modification ne soit possible après validation de l'enregistrement.


Le renouvellement de quantités prélevées à partir de la dotation pour besoins urgents est lui aussi réalisé sur présentation d'un état récapitulatif.

Les médicaments classés comme stupéfiants ou soumis à la réglementation des stupéfiants sont remis par le pharmacien (ou la personne ayant reçu une délégation) au cadre de santé ou à un infirmier diplômé d'Etat désigné, en établissement médico-social, par le directeur d'établissement ou, le cas échéant, remis au prescripteur lui-même.

Toute entrée et toute sortie de substances, de préparations et de médicaments classés comme stupéfiants doivent être inscrites sur un registre ou enregistrées par un système informatique par le pharmacien chargé de la gérance ou un pharmacien ayant reçu délégation de celui-ci. Les entrées prennent en compte les retours par les unités de vie en établissement médico-social de médicaments stupéfiants non utilisés à condition qu'ils ne soient ni altérés ni périmés.

Tout vol ou détournement doit être signalé sans délai aux autorités de police, à l'ARS et à l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).

10/03/2025  - Aidants

Plateformes de répit : un souffle d'air pour les aidants

Près d'un français sur quatre est proche aidant. Pour leur permettre de souffler, des plateformes d'accompagnement et de répit proposent des activités de bien-être, du soutien psychologique et du relayage à domicile.
10/03/2025  - Prévention

L'arthrite : comprendre, diagnostiquer, traiter

L'arthrite touche 1 à 2 % des résidents d'Ehpad. Si cette pathologie inflammatoire, particulièrement douloureuse, ne peut être anticipée, des traitements efficaces existent pour soulager les résidents et limiter ses impacts sur leur quotidien.
10/03/2025  - Prévention

Un kit EIGS pour les établissements et services médico-sociaux

Le kit de la Staraqs comprend les outils pratiques et la méthodologie nécessaires pour détecter, signaler et analyser de manière efficace et pro active les événements indésirables graves associés aux soins.
20/01/2025  - Former au vieillissement

SimuSenior : un nouvel espace de formation dédié au bien-vieillir

Inauguré en octobre 2024, le nouvel espace de simulation de l'hôpital Albert Chenevier de Créteil (Val-de-Marne) est dédié à la formation des professionnels accompagnant les personnes âgées. Un espace unique en son genre, accessible en formation initiale et continue.
20/01/2025  - Médecine complémentaire

L'AMCA s'engage en Seine-Saint-Denis

L'Agence des médecines complémentaires adaptées (A-MCA) sensibilise des ambassadeurs santé de Seine-Saint-Denis aux médecines complémentaires. Un intérêt majeur pour les seniors.
17/12/2024  - Redressement judiciaire

Groupe Avec : nouveau sursis de six mois pour l'Amapa

L'Amapa a obtenu du tribunal judiciaire de Metz un renouvellement de sa période d'observation jusqu'au 2 juillet. Le PDG Bernard Bensaïd annonce une recapitalisation du groupe Avec de 35 millions.
02/12/2024  - L'envie, le plaisir

Quand l'appétit va, tout va

En Ehpad comme à la maison, la lutte contre la dénutrition est l'une des priorités des professionnels de santé. Menus élaborés en fonction des apports journaliers recommandés, ateliers de « cuisine des saveurs » ou de « recettes d'antan », collations, crèmes enrichies pour pallier le risque de dénutrition, cuisine à thème, journée du goût... les équipes ne manquent pas d'idées pour proposer des menus qui stimulent l'appétit. Quand l'appétit va tout va ! Mais quand ça ne va plus ?
01/11/2024  - En réunion d'équipe...

Qui dort dîne

C'est une préoccupation qui revient régulièrement dans les Ehpad : comment prendre soin du sommeil des résidents tout en préservant leur confort ? Entre les équipes de jour et celles de nuit, le sujet ne cesse de faire débat, et peut être source de tensions. Horaires de coucher et de lever, soins d'hygiène et accompagnements nocturnes... Qui fait quoi, quand, comment ?
01/11/2024  - Plainte

Différencier le temps passé au lit et le temps de sommeil

« Je dors mal », « j'ai des insomnies », 40 % des personnes âgées de plus de 75 ans se plaignent de leur sommeil. Pour la spécialiste Sylvie Royant-Parola, quand ce n'est pas pathologique, il faut regarder du côté des habitudes de vie.